Vous ne le connaissiez pas ? Vous n’en aviez même jamais entendu parler bien qu’il fût un grand artiste de renommée mondiale ? Le photographe marocain Touhami Ennadre, qui se définit comme «un peintre dans le noir», est né en 1953 à Sidi Fateh dans la médina de Casablanca où le rêve de devenir footballeur s'est métamorphosé en artiste. Aujourd'hui, c'est pour les jeunes défavorisés de cette ville qu'il a envie de se battre, en créant une maison de la photographie où il pourra transmettre son art et son savoir faire à tous les jeunes. Certes, il est quasiment méconnu dans son pays qu'il a quitté d'ailleurs depuis des décennies, mais l'idée de son art lui vint depuis son enfance dans la maison maternelle où le noir règne le long de la journée et dès midi, les lumières étaient toutes allumées, car il faisait noir. Aussi étrange que ceci peut paraître, mais l'homme qui a exposé dans les institutions les plus prestigieuses du monde doit son salut à sa maman qui lui a mis son premier appareil photo entre les mains à l'âge de 20 ans.
Avec Ennadre, le noir n'est pas uniquement une couleur, mais un élément fondamental qui dévoile des réalités qui nous échappent. Pour les critiques les plus avertis, le noir de Ennadre devient lumière : il dévoile les personnes, leur donne relief et profondeur. Pour eux, Touhami ne photographie pas ; il peint et éclaire ses tableaux. Quant à lui, afin d’expliquer sa façon de faire il dit: <<Le sens de mon travail est de faire ressurgir l’essentiel, il n’est jamais illustratif. Mes photos dépendent uniquement de la rencontre et de ma lumière. Je travaille dans le mouvement et je n’utilise pas de viseur. Il n’y a pas d’intermédiaire entre mon regard et le sujet. Je suis mon propre viseur. Comment peut-on photographier en fermant un œil et en lorgnant par un trou de serrure ? Pour moi, un appareil photo n’est pas un fusil à lunette. Etre présent, regarder directement, est une façon d’échapper au voyeurisme….>>
Enfin, je tiens à conclure sur le fait que la réussite et l'esthétisme spécifique de l'artiste viennent du fait qu’il procède lui-même au tirage de ses photos, ce qui l'aide à créer avec brio son œuvre. Et ceci est tout à son honneur. Bravo l’artiste !
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J'ai eu l'occasion, ce dimanche qui clôture le mois de mai, de
rendre visite à la "Maison des Vieillards" de Safi, située pas loin de notre faculté Poly disciplinaire. Ainsi, moi et d'autres étudiants, surtout de la branche des Etudes Françaises, avons eu
l'opportunité de partager des moments de joie avec des personnes âgées, hommes et femmes, qui ont été placées là pour (sur)vivre, après avoir été abandonnées par leurs enfants. Ces personnes ont
été heureuses de partager chants, repas et discussions avec nous. Toutefois, derrière leurs sourires, il y avait une tristesse amère et cela se comprenait. Je ne pensais pas que même chez nous on
pouvait se comporter de la sorte et négliger ses parents ou grands parents. J'étais venu apporter, avec mes camarades, un peu de compassion à ces personnes en quelque sorte abandonnées. Or, ce
que j'ai découvert, malgré la tristesse que ces êtres âgés cachaient, c'est leur optimisme. A aucun moment, ils ne se sont plaints ou ont fait de reproches sur leurs conditions de vie, ou
l'absence d'affection de leurs proches. Ils vivent, croyez-moi, l'instant présent, avec quiétude, et remercient Dieu Tout Puissant pour chaque jour qui se lève sur eux. En fait, nous, leurs
invités, nous avons envié leur état d'esprit, ce regard reconnaissant et positif sur la vie.


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