La dignité du formateur!

Publié le par M. HAMIM

La dignité du formateur!

Des fois, je me demande à quoi sert un syndicat et quel est le rôle qu’il doit assumer, dans une société aussi fragile que la notre, au niveau de maints secteurs, si ce n'est défendre les intérêts et les droits de ses militants, et en général ceux de tout citoyen avec ou sans appartenance politique ou syndicale.

Ceci est une vive critique à l'encontre de la passivité et la manière dans notre syndicat qui gère les dossiers de notre organisme, lequel se propose comme l'un des piliers de l'essor de notre jeunesse et de l'économie de notre pays.

Faut-il rappeler que l'OFPPT a connu une grande évolution et un profond changement sur tous les plans à savoir : l'optimisation des filières et la création d'autres, l’effectif des stagiaires qui s'est vu augmenter.

Or, le formateur, noyau et clé de la réussite de toute action et qui accompagne ce changement avec abnégation et dévouement, se voit lésé, discrédité, voire humilié devant l'intervention de l'administration dans sa mission principale à savoir la formation et l'évaluation, et ceci devant le silence totale du partenaire social.

Le formateur est roi dans sa besogne, surtout quand il s'agit de l'évaluation. Personne n'a le droit de lui dicter la manière ou la façon de faire valoir son devoir, d’être juste et équitable pour la réussite ou l'échec de ses stagiaires.

Notre statut stipule pour que les stagiaires réussissent, ils doivent obtenir au moins 10 comme moyenne générale, sans quota, ni pourcentage de réussite définis à l'avance, autrement il ne sera plus question d'examen mais de concours.

N'est-ce pas une intimidation, une insulte aux formateurs que de leur demander de revoir la correction, ou de leur demander d'auditer les résultats les uns des autres, ou carrément éliminer quelques stagiaires pour atteindre le taux de réussite prédéfini ?

Si le dit syndicat n’intervient pas afin de mettre fin à l'autoritarisme administratif, dans l'immédiat il se retrouvera devant une foule de réticences et d'abandons d'appartenance à toute action syndicale.

Les taux de réussite n'ont jamais été synonymes de compétences et d’efficacité de quelconque entité. Tout au contraire, les taux de réussite dépassant 90% étaient sources de fierté des établissements d'enseignement et de formation.

A mon avis, préserver la dignité et le respect du rôle à jouer par le formateur sont les seules garanties de la crédibilité de tout organisme qu'il représente.

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ñoman 20/10/2015 18:45

salut