Safi, ville côtière millénaire du Royaume, possède, entre autres richesses naturelles, une mer d’une beauté éternelle, belle, claire, magnifique, tantôt sereine, tantôt tumultueuse, voire indomptable. Et c’est, à l’instar de ses vagues rebelles, que la capitale d’Abda est en passe de faire mentir, cet été, la réputation étiquetée qu’on lui colle d’être exempte d’activités culturelles et artistiques. Ainsi, afin que notre ville soit en phase avec les impératives de la conjoncture et des attentes de sa jeunesse et de ses intellects, la fondation Safi-Horizon organise la première édition du Festival Amwaj Assafi, du 20 au 23 du mois courant. Durant ce festival qui tombe à pic, l’habitat urbain découvrira un brassage culturel et artistique attrayant ayant pour slogan « Mosaïque des cultures ». Au programme de la dite mosaïque qui embellira ces quatre jours:
-Des concerts, spécialement d'artistes marocains :Toufa Rythme, Tachinouite, Sais Mosker, Oum, Mazagan, Fnaïre ;
-Des projections de films nationaux : «Le temps des camarades », «En attendant Pasolini», «Adieu mères», «Amours voilées», «La beauté éparpillée», «Casa Negra», «Où vas-tu Moshé?» et «Kherboucha» ;
-Des expositions de peinture, photographie, céramique ;
-Des ateliers pour les jeunes générations ;
-Des activités sportives «Surf, stand-up paddle, kite et skate».
-Des débats et tables rondes "Amwaj Assafi, mosaïque des cultures", "Rire et société" et "Cinéma d'hier et d'aujourd'hui".
Bref, Safi vous invite à découvrir un plateau artistique et sportif alléchant qui vous fera planer, à travers ses vagues, dans un monde de rêve bien réel.
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J'ai eu l'occasion, ce dimanche qui clôture le mois de mai, de
rendre visite à la "Maison des Vieillards" de Safi, située pas loin de notre faculté Poly disciplinaire. Ainsi, moi et d'autres étudiants, surtout de la branche des Etudes Françaises, avons eu
l'opportunité de partager des moments de joie avec des personnes âgées, hommes et femmes, qui ont été placées là pour (sur)vivre, après avoir été abandonnées par leurs enfants. Ces personnes ont
été heureuses de partager chants, repas et discussions avec nous. Toutefois, derrière leurs sourires, il y avait une tristesse amère et cela se comprenait. Je ne pensais pas que même chez nous on
pouvait se comporter de la sorte et négliger ses parents ou grands parents. J'étais venu apporter, avec mes camarades, un peu de compassion à ces personnes en quelque sorte abandonnées. Or, ce
que j'ai découvert, malgré la tristesse que ces êtres âgés cachaient, c'est leur optimisme. A aucun moment, ils ne se sont plaints ou ont fait de reproches sur leurs conditions de vie, ou
l'absence d'affection de leurs proches. Ils vivent, croyez-moi, l'instant présent, avec quiétude, et remercient Dieu Tout Puissant pour chaque jour qui se lève sur eux. En fait, nous, leurs
invités, nous avons envié leur état d'esprit, ce regard reconnaissant et positif sur la vie.


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