Culture

Jeudi 8 octobre 2009






Parmi tout les noms dans la listes des nobélisables pour cette année, celui à qui on s’attendait le moins, a remporté la prestigieuse récompense, à savoir le prix nobel de la littérature 2009. En effet

Herta Müller a déjoué les pronostics des bookmakers, selon lesquels la favorite, cette année, était plus que probable ; l'Algérienne Assia Djébar, ou les Américains ; Joyce Carol Oates et Philip Roth ou encore l'Israélien Amos Oz. Mais c’est la romancière allemande d'origine roumaine : Herta Müller qui va succéder au Français Jean-Marie G. Le Clézio qui était honoré l’an dernier.
Herta Müller, dont les parents appartenaient à la minorité germanophone de
Roumanie, est née le 17 août 1953 à Nitzkydorf, un village de la région de Banat, en Transylvanie. Elle débute sa carrière d'écrivain avec un recueil de nouvelles, "Niederungen" (1982), qui raconte la dureté de la vie dans un petit village germanophone de Roumanie. L'ouvrage fut rapidement censuré par le régime communiste de Nikolae Ceausescu. En 1984, une version non censurée passe clandestinement en Allemagne où elle est publiée et rencontre un grand succès. La même année, Müller signe un nouveau livre, "Drückender Tango". Dans ces deux premiers ouvrages, elle "décrit la vie dans un petit village (...), la dégénérescence, le déclin , le fanatisme et la captivité qu'elle y trouve", note l'Académie suédoise dans un communiqué. Ce qui lui vaut les "critiques de la presse nationale (roumaine), alors qu'elle reçoit un accueil extrêmement positif dans les médias germanophones.
Les académiciens suédois ont salué chez cette femme de 56 ans son aptitude à peindre "le paysage des dépossédés (...) avec la concentration de la poésie et la franchise de la prose". Elle se verra remettre son prix à
Stockholm le 10 décembre, accompagné d'une enveloppe de 10 millions de couronnes suédoises soit 970.000 euros.
En fait, Herta Müller est le troisième auteur de langue allemande en dix ans à être récompensé, (après l'Allemand
Günter Grass, en 1999 et l'autrichienne Elfried Jelinek, en 2004) et la 12ème femme à recevoir la distinction. Bravo !

Par M. HAMIM
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Lundi 13 juillet 2009

 

Safi, ville côtière millénaire du Royaume, possède, entre autres richesses naturelles, une mer d’une beauté éternelle, belle, claire, magnifique, tantôt sereine, tantôt tumultueuse, voire indomptable. Et c’est, à l’instar de ses vagues rebelles, que la capitale d’Abda est en passe de faire mentir, cet été, la réputation étiquetée qu’on lui colle d’être exempte d’activités culturelles et artistiques. Ainsi, afin que notre ville soit en phase avec les impératives de la conjoncture et des attentes de sa jeunesse et de ses intellects, la fondation Safi-Horizon organise la première édition du Festival Amwaj Assafi, du 20 au 23 du mois courant. Durant ce festival qui tombe à pic, l’habitat urbain découvrira un brassage culturel et artistique attrayant ayant pour slogan « Mosaïque des cultures ». Au programme de la dite mosaïque qui embellira ces quatre jours:

-Des concerts, spécialement d'artistes marocains :Toufa Rythme, Tachinouite, Sais Mosker, Oum, Mazagan, Fnaïre ;

-Des projections de films nationaux : «Le temps des camarades », «En attendant Pasolini», «Adieu mères»,  «Amours voilées», «La beauté éparpillée», «Casa Negra», «Où vas-tu Moshé?» et «Kherboucha» ;

-Des expositions de peinture, photographie, céramique ;

-Des ateliers pour les jeunes générations ;

-Des activités sportives «Surf, stand-up paddle, kite et skate».

-Des débats  et tables rondes "Amwaj Assafi, mosaïque des cultures", "Rire et société" et "Cinéma d'hier et d'aujourd'hui".   

Bref, Safi vous invite à découvrir un plateau artistique et sportif alléchant qui vous fera planer, à travers ses vagues, dans un monde de rêve bien réel.

 

Par M. HAMIM
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Samedi 20 juin 2009


 

Vous ne le connaissiez pas ? Vous n’en aviez même jamais entendu parler bien qu’il fût un grand artiste de renommée mondiale ? Le photographe marocain Touhami Ennadre, qui se définit comme «un peintre dans le noir», est né en 1953 à Sidi Fateh dans la médina de Casablanca où le rêve de devenir footballeur s'est métamorphosé en artiste. Aujourd'hui, c'est pour les jeunes défavorisés de cette ville qu'il a envie de se battre, en créant une maison de la photographie où il pourra transmettre son art et son savoir faire à tous les jeunes. Certes, il est quasiment méconnu dans son pays qu'il a quitté d'ailleurs depuis des décennies, mais l'idée de son art lui vint depuis son enfance dans la maison maternelle où le noir règne le long de la journée et dès midi, les lumières étaient toutes allumées, car il faisait noir. Aussi étrange que ceci peut paraître, mais l'homme qui a exposé dans les institutions les plus prestigieuses du monde doit son salut à sa maman qui lui a mis son premier appareil photo entre les mains à l'âge de 20 ans.  

Avec Ennadre, le noir n'est pas uniquement une couleur, mais un élément fondamental qui dévoile des réalités qui nous échappent. Pour les critiques les plus avertis, le noir de Ennadre devient lumière : il dévoile les personnes, leur donne relief et profondeur. Pour eux, Touhami ne photographie pas ; il peint et éclaire ses tableaux. Quant à lui, afin d’expliquer sa façon de faire il dit: <<Le sens de mon travail est de faire ressurgir l’essentiel, il n’est jamais illustratif. Mes photos dépendent uniquement de la rencontre et de ma lumière. Je travaille dans le mouvement et je n’utilise pas de viseur. Il n’y a pas d’intermédiaire entre mon regard et le sujet. Je suis mon propre viseur. Comment peut-on photographier en fermant un œil et en lorgnant par un trou de serrure ? Pour moi, un appareil photo n’est pas un fusil à lunette. Etre présent, regarder directement, est une façon d’échapper au voyeurisme….>>

       Enfin, je tiens à conclure sur le fait que la réussite et l'esthétisme spécifique de l'artiste viennent du fait qu’il procède lui-même au tirage de ses photos, ce qui l'aide à créer avec brio son œuvre. Et ceci est tout à son honneur. Bravo l’artiste !  

Par M. HAMIM
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